
Au printemps, Michel Onfray déclenchait une belle polémique en s'attaquant à Freud avec « Le Crépuscule d'une idole ». A l'occasion d'une « Apostille au crépuscule », le philosophe revient sur cette affaire, mais aussi sur le manque de soutien de son éditeur Grasset, sur les intellectuels français et sur ses engagements politiques. Michel Onfray versus Sigmund Freud, le scandale. Paru en avril dernier, « Le Crépuscule d'une idole : l'affabulation freudienne » était la biographie non-autorisée et fort documentée d'un mythe : Onfray s'y attaque à Freud, dépeint comme un pervers sexuel, un conservateur, un philosophe qui déteste la philosophie, un camarade des régimes autoritaires fascistes, ou encore un homme qui fit exclure des confrères (Jung, Reich). Certains de ces faits avaient été remarqués par des historiens, d'autres étaient connus des spécialistes, et d'autres encore ont déplu, choqué, secoué les dogmes. Onfray ne s'attaquait pas à la psychanalyse, que Freud n'avait d'ailleurs pas inventée, mais seulement à la psychanalyse freudienne, démontrant qu'elle ne saurait être présentée comme la psychanalyse à elle toute seule. Pour incendiaire que ça ait pu paraître, ça méritait bien un débat, qui n'a pas vraiment eu lieu. On a assisté à un pugilat, encore présent dans les esprits. On se rappelle la réponse virulente de la psychanalyste et philosophe Elisabeth Roudinesco. On se rappelle aussi l'article de Politis le 15 juillet, intitulé « La mort d'Onfray ». Pas soutenu <b>...</b>
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