
Paul Le Flem (1881-1984) (France) Fantaisie pour piano et orchestre (1911) Pianiste : Marie-Catherine Girod Dir : Claude Schnitzler Ayant perdu à l'âge de quatre ans sa mère et à douze ans son père, le jeune Breton Paul Le Flem ne vécut que pour la musique, d'abord celle des bardes et du peuple marin, ensuite celle des offices religieux, enfin celle des opéras qu'il découvrit lorsqu'il passa son baccalauréat à Brest. Ayant appris grâce aux livres le solfège et l'harmonie, il envoya sa première partition -- un poème symphonique intitulé « Eponine et Sabinus » -- au compositeur et directeur du Conservatoire de Nancy, Guy Ropartz, qui l'encouragea. Déçu par l'académisme du Conservatoire de Paris, il se tourna vers les œuvres de Claude Debussy et de Nicolas Rimsky-Korsakov. Elève à la Schola Cantorum, il se perfectionna auprès de Vincent d'Indy et d'Albert Roussel, devint critique musical et, durant un siècle, ne cessera de composer. Ayant vécu 103 ans, Paul Le Flem laisse une œuvre abondante et variée d'où se dégagent les poèmes symphoniques « Orphée et Eurydice » (1897), « Les Voix du Large » (1911), « Pour les Morts » (1920), « Le Village » (1943) et « Jeux de mouettes » (1957), la « Symphonie n°1 en la majeur » (1908), le ballet en un acte « Kercado » (1933), une « Pièce de concert pour violon et orchestre » (1964) et la « Symphonie n°4 » (1974). Créée en 1911, sa « Fantaisie pour piano et orchestre » marie à des thèmes du folklore breton élégance parisienne et nuances <b>...</b>
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